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AIRE DE REPOS (6 et fin) : Militaire très chaud.
Datte: 09/09/2024, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: DeeWar, Source: Hds
AIRE DE REPOS (6 et fin) : Militaire bien chaud. Je m'appelle Tiago Mendès, j'ai dix-huit ans et je suis gitan. Tout le monde dit que je suis beau comme un Dieu. J'ai la chance d'être bien bronzé avec un visage ovale, des yeux noisettes et une petite fossette à la joue droite. J'ai aussi des cheveux mi-longs couleur jais qui retombent en boucle sur mon front. Niveau physique, c'est pas terrible. J'ai un corps fin, presque maigre. Il faut dire que je ne mange pas toujours à ma faim. Aussi, il me faut bien gagner ma croûte, pour moi et ma communauté. C'est pour cette raison que mon père m'a laissé seul sur cette aire d'autoroute et qu'il viendra me récupérer ce soir à la tombée de la nuit. C'est mon terrain de chasse, l'espace d'une journée. À moi de me faire un maximum de blé en détroussant quelques touristes naïfs ou des occasionnels qui viennent se reposer ou draguer. Ce sont ces derniers qui retiennent mon attention. Ils sont les plus faciles à berner. Il suffit de les aguicher et une fois isolés dans un bosquet, j'ai tout loisir de subtiliser leur portefeuille pendant que je leur administre une bonne turlute. Bon, n'allez pas croire que je sois pédé, c'est juste pour le taf. Et puis, une fois les billets de banque récupérés, je glisse les papiers dérobés dans la boîte aux lettres d'une gendarmerie ou d'un commissariat et à eux de contacter le proprio. Vous voyez que je ne suis pas bien méchant... Aujourd'hui, nous sommes mardi et mon père a ...
... choisi une aire de repos à proximité d'un camp de tir militaire. On entend au loin crépiter les balles des fusils mitrailleurs. J'aime bien me frotter à de beaux soldats en uniforme même si ce sont les plus dangereux. Ils ne plaisantent pas et il me faut redoubler de vigilance, si je ne veux pas me faire pincer. Par contre, ce sont ceux qui trimbalent le plus de fric sur eux. Et justement, je viens de repérer un homme en treillis qui s'apprête à stopper sa jeep près des sanitaires. C'est un gradé, ça se voit. Au regard noir qu'il me lance, je suppose que ses hommes ne doivent pas rigoler tous les jours. Il sort de son véhicule, me fixe tout en rajustant son paquet, puis disparaît dans les chiottes. Il en ressort quelques minutes plus tard et prend la direction du sentier qui sert de lieu de rencontres. J'hésite un peu avant de le rejoindre. Je grimpe le talus boisé. Nous sommes en été et les cigales chantent dans les pins. Je crois l'avoir perdu lorsque je le repère un peu à l'écart. Il est adossé contre un arbre, les mains enfoncées dans son pantalon de camouflage et se caresse la teub sans gêne. Elle est toute en longueur et déforme la fine toile marron.Un vrai chapiteau! J'arrive même à discerner l'énorme gland qui pointe en direction du ceinturon de cuir. Je m'approche et joue les habitués. Il m'aborde direct. - Tu veux que je te gave de jus avec ma grosse queue? J'incline la tête positivement. -Tu vas me vider mes couilles bien pleines, hein? - ...