1. Toute en courbes


    Datte: 07/09/2024, Catégories: fh, gros(ses), occasion, Auteur: Patrik, Source: Revebebe

    ... Nous restons encore un peu, puis nous nous enfuyons en catimini. Une fois dans la grande rue, nous nous laissons aller. Je commence :
    
    — Honnêtement, j’ai eu l’impression de faire beaucoup mieux !
    
    Elle se met à rire :
    
    — C’est parce que tu ne connais rien à l’artistitude abstraitonique conceptuello-paranoïaque !
    — Ça existe, ça ?
    — Oui, depuis que je viens de l’inventer, là maintenant !
    
    Nous nous mettons à rire. Puis, regardant ma montre, je dis :
    
    — Bon, comme on a le ventre plein, pas la peine de faire un restau. Mais il est trop tôt pour rentrer. On fait quoi ?
    — Allons faire une balade dans le parc afin de réinventer le monde.
    — Bonne idée…
    
    J’ai passé ainsi diverses soirées et parfois des après-midi avec Nelly. En effet, ça me change les idées. Mon changement d’entreprise m’aide aussi à plus avoir Magalie sous les yeux, et je pense de moins en moins à elle, même si j’enrage souvent que ce soit cet abruti de directeur qui se pavane à ses côtés.
    
    Par la suite, grâce à certaines bonnes âmes, j’ai su que celui-ci commençait à s’inquiéter de la diminution notable de son compte en banque, Magalie exigeant systématiquement le haut du panier. À chacun son tour. Pour ma part, le mien remonte.
    
    Avoir une bonne copine qui vous aide à vous changer les idées avec diverses sorties, c’est très bien. Parfois, j’aurais préféré que ce soit avec une petite amie. Mais je constate avec le recul la chose suivante : les femmes que j’ai eu le plaisir de mettre dans mon lit ...
    ... ne sont pas celles avec qui j’aime discuter et parler de tout. J’ai toujours eu un penchant pour les femmes un peu hors de portée, avec lesquelles il est difficile de parler de centrale nucléaire, de politique ou de peinture soi-disant abstraite, pour ne citer que ces exemples-là.
    
    À la réflexion, je divise les femmes en trois catégories : celles avec baiser, celles avec parler et celles qui m’indiffèrent.
    
    Midi, je prends mon traditionnel café sur la terrasse d’une brasserie fort connue. Soudain, je vois avec surprise Magalie se diriger droit vers moi. Comme d’habitude, tous les regards se tournent vers elle.
    
    — Tu permets ?
    
    Sans attendre ma réponse, toujours aussi assurée d’elle-même, elle s’assied face à moi. Je sens des regards jaloux planter leurs banderilles dans mon dos. Ça faisait un certain temps que je n’avais pas éprouvé cette sensation. Posant ma tasse, flegmatiquement, je dis :
    
    — Bonjour, Magalie. Que me vaut cet honneur ?
    — Même si tu as changé d’entreprise, je constate que tu n’as pas changé tes habitudes, Rémi.
    — Nos deux boîtes sont très proches l’une de l’autre, et cette brasserie est l’une des meilleures du coin.
    — Oui, ce n’est pas faux…
    
    Je regarde aux alentours :
    
    — Tu es seule ? Pas de chevalier servant ?
    
    Directement, Magalie pose sa main sur la mienne et annonce sans fard :
    
    — J’ai fait une erreur avec Daniel.
    
    La chaleur de ses doigts me fait du bien. Je suis comme projeté en arrière, du temps où nous sortions tous les deux. ...
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