1. Pauline. Chapitre II Madame .


    Datte: 16/07/2024, Catégories: Entre-nous, Les femmes, Auteur: Iovan, Source: Hds

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    Pauline note, à peine, une pointe d'accent anglais.
    
    C'est une très belle femme dans sa soixantaine rayonnante, épanouie et harmonieuse. Son visage aux beaux traits réguliers et fermes est surmonté par un haut chignon de cheveux gris fer. Son regard clair impose l'autorité. Cette femme du temps de sa jeunesse a dû être d'une beauté stupéfiante...
    
    Elle porte des pantalons beiges ajustés et des bottes de cheval, un ample chemisier blanc qui découvre légèrement sa poitrine généreuse, qu'ornent trois rangs de perles.
    
    Le froid humide qui règne en ce début d'après midi ne semble pas l'incommoder.
    
    Rachel, avec un sourire radieux prend Madame dans ses bras, qui l'enlace et elles s'embrassent longuement d'un baiser chaud, plein de tendresse , émues.
    
    — Ma belle Rachel , mon amour... ! Que je suis heureuse de te revoir... Plus d'un mois ! Tu m'as manqué, tu sais !
    
    — Toi aussi, ma chérie, tu m'as manqué... ! Il ne faudra plus rester si longtemps sans nous voir...
    
    — Ce n'est pas simple, tu sais ! Mes affaires...Mais...nous manquons à tous nos devoirs ! Nous sommes impardonnables...Comment peut on négliger une aussi ravissante jeune fille... ?
    
    Puis s'adressant à Pauline :— Ma chère enfant, il faut nous excuser : Rachel et moi, nous aimons, et c'est un tel bonheur pour moi de la retrouver...
    
    Laissez moi, un moment, vous regarder...
    
    Elle reste un long moment, mains croisées devant sa bouche, contemplant Pauline.
    
    — Vous êtes remarquablement belle, ...
    ... chère petite. Rachel n'a pas exagéré en me parlant de beauté stupéfiante... ! C'est exactement cela!
    
    Puis, se tournant vers Rachel :— Rachel, ma chérie, Veux-tu avoir la bonté d'aller vérifier si tout est prêt, pendant que je m'entretiens avec cette délicieuse enfant ? Merci très chère... Le ton est d'une grande douceur et le regard qu'elle lance à sa belle Rachel empreint d'une ineffable tendresse.
    
    —Bien sûr Maggy. Avec plaisir, chérie !
    
    Rachel glisse un long regard appuyé avec un beau sourire à sa Pauline chérie, et après un hochement de tête d'encouragement, tourne les talons et s'en va vers les écuries.
    
    — A nous deux, ma belle enfant... Venez, voulez-vous ? J'attends ce moment avec tant d'impatience...
    
    Elle lui tend la main, Pauline s'en saisit, et le cœur battant se laisse entraîner par la maîtresse des lieux qui, poussant une porte vitrée de petits carreaux, les fait entrer dans un vaste hall dallé, au fond duquel s'élève un imposant escalier de marbre à la riche rambarde ouvragée.Il règne dans la demeure une douce chaleur qui contraste avec le froid humide de l'extérieur. Sur la droite de l'escalier, s'ouvre une grande porte vitrée, à petits carreaux, que Madame leur fait emprunter et elles entrent dans un joli salon, richement meublé.
    
    — Asseyez vous, je vous en prie, chère enfant... dit-elle en indiquant à Pauline, un crapaud de style, elle-même s'asseyant dans celui qui lui faisait face.
    
    Alors, ma chérie, Rachel m'a mise au courant du projet qu'elle ...
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