1. Clarine ou la jeune fille de mes rêves


    Datte: 12/07/2024, Catégories: fh, jeunes, couple, amour, revede, init, rencontre, Auteur: Lipousic, Source: Revebebe

    ... l’éviter.
    — Je m’appelle Adriano, puis-je vous offrir un verre pour me faire pardonner ?
    — Merci bien, ça, c’est la manière du dragueur impénitent, bonne fin de soirée !
    
    Et elle me plante là, sans autre forme de procès. J’en suis pour mes frais. Elle m’a bien eu, et elle a de la répartie, ça aussi c’est certain. Franchement, elle me plaît bien, cette fille. Connaît-elle ma réputation ou est-ce le hasard ? Je fais profil bas et termine la soirée avec les copains. Mais cette fille m’a tapé dans l’œil. Rentré à la maison, j’y repense encore.
    
    La vie continue, le temps passe et je cumule les conquêtes. À quelque temps de là, je rentre tranquillement chez moi après les cours. Il pleut à verse, sous mon parapluie, je longe les murs. Devant moi, une grande fille dépenaillée s’abrite sous un porche, espérant une accalmie aléatoire. Arrivé à sa hauteur, je m’arrête.
    
    — Pardon, puis-je vous aider ? Cette pluie n’est pas près de s’arrêter, je vous propose mon parapluie, si vous le voulez bien, je vais rue de Gavarnie.
    
    Elle lève le nez. Ô surprise, c’est la fille qui m’a rembarré à la soirée, il y a quelque temps. Elle me dévisage avec insistance, me reconnaît-elle ? Dans une moue excédée, elle vient sous mon parapluie et me dit :
    
    — Merci, c’est bien gentil, je suis trempée et j’ai froid, j’habite à deux pas de la rue de Gavarnie dans la rue Aragnouet. Si vous voulez bien m’accompagner jusque-là, ça serait vraiment sympa. Je n’ai pas fait attention à la météo, sinon ...
    ... j’aurais pris un K-Way.
    — Attendez, retournons sous le porche une seconde.
    
    La fille me suit, je lui tends le parapluie et j’enlève mon caban pour le lui donner.
    
    — Oh non, ce n’est pas la peine, ça ira comme ça.
    
    Oui, et demain vous aurez un gros rhume, au mieux, ce caban est en laine et la laine, même mouillée, tient chaud. Je n’aurai pas le temps d’avoir froid avant d’arriver à la maison.
    
    — Merci, c’est gentil.
    
    Elle enfile le caban et nous voilà repartis. En un quart d’heure, on était au pied de mon immeuble. Elle allait retirer le caban, je lui dis :
    
    — Gardez-le jusqu’à votre logement, je passerai demain soir le récupérer ; dites-moi seulement à quel bouton sonner.
    — Je suis au dernier étage à gauche, je m’appelle Clarine, je serai à la maison après dix-huit heures trente.
    — Vous avez un joli prénom original, j’aime. Bien, à demain.
    
    Ce soir-là, j’ai été heureux d’avoir retrouvé celle qui m’avait tapé dans l’œil. Le lendemain passé dix-huit heures trente de quelques minutes, je sonne à l’appartement, elle descend me ramener mon caban.
    
    — Merci beaucoup, me dit-elle, vous avez confiance de me laisser ainsi votre manteau. Comment l’appelez-vous, déjà ?
    — C’est un caban, un manteau court fait de laine épaisse traitée anti-pluie, même mouillé, il tient chaud. Et pour la confiance, je n’ai même pas songé que je risquais de le perdre. Pardonnez ma curiosité, mais quelles études suivez-vous ?
    — Je suis en terminale S, avec pour objectif de m’orienter vers la ...
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