1. En Amérique


    Datte: 27/06/2024, Catégories: fh, ff, fff, fbi, extraoffre, forêt, froid, échange, conte, nostalgie, délire, Auteur: Vopicek, Source: Revebebe

    ... mais il y a le reste et j’aime beaucoup le reste.
    — Tu lui as dit pour Myla ?
    — Non, je n’en vois pas la nécessité.
    — C’est quoi cette affaire avec Myla, s’interroge ma femme.
    
    Aïe, je sens que j’ai peut-être ouvert une fois de trop ma gueule et qu’à la place de tourner x fois ma langue dans ma bouche avant de parler, j’ai oublié.
    
    — C’est pas un mystère, répondit Daisy, parfois on couche ensemble avec Myla.
    — Quoi ? Lui aussi ?
    — Non, de ce côté, il est net, même qu’il m’a fait le reproche de l’embrasser avec l’odeur du plaisir de Myla sur mes joues. Mais elle est adulte et même Jean semblait tout à fait OK en prétendant que comme cela, il n’y avait pas de risque de grossesse prématurée.
    — Mais enfin, comment cela est arrivé ?
    — Un peu comme entre nous, Jean était très occupé par un rapport sur une deadline et nous on s’ennuyait, on a commencé à se câliner et de fil en aiguille on a fini dans son lit. En rentrant du travail, il nous a vu qu’on était encore en train de consommer et sans faire attention, je l’ai embrassé sans passer sous la douche. C’est là qu’il m’a fait le reproche de lui apporter sous son nez les effluves du plaisir de sa fille, mais il m’a assuré que c’était bien comme cela comme je te l’ai dit, entre filles, il n’y a pas de grossesse ou de gros sexes.
    
    Après six mois de travail, Daisy me sollicite pour l’accompagner dans une tournée dans l’Amérique profonde, mi-vacances, mi-travail. Elle prospecte pour son bureau et d’après ce que j’en ...
    ... sais, avec un succès réel, mais elle désire aussi que Myla nous accompagne, vu que c’est pendant une période de vacances.
    
    Je ne vois pas de problème si je ne suis pas compromis par une promiscuité érotique.
    
    — T’en fais pas pour cela, on t’enverra parfois faire des courses assez éloignées pour ne pas te mettre en porte-à-faux et après ce sera Myla qui fera les courses, moi je me contente de payer.
    — Vu sous cet angle, pourquoi pas, cependant, il y a une chose qui me turlupine, c’est nos ménages respectifs.
    — Je ne vois pas le problème.
    
    Quelques heures plus tard, alors que nous venions de prendre notre repas du soir, Daisy se mit à vomir, mais ni Myla ni moi n’avons eu la même réaction. L’aubergiste était vraiment désolé quand une cliente du fond de la salle, une vieille Indienne, s’est approchée :
    
    — Je pense plutôt que c’est un symptôme de grossesse.
    
    Là, sa réponse « je ne vois pas de problème », me semblait sujette à révision.
    
    — Je suppose que sans me tromper, il n’y a pas d’ambiguïté sur le père biologique, mais le père putatif(1) ?
    — C’est possible, je pense qu’il ne me reste plus qu’à aller à la pharmacie pour avoir un test.
    — Tu ne voyais pas de problème, mais encore…
    — Je n’en vois toujours pas. C’est toi le père et moi la mère. Où tu vois un problème ?
    — C’est que tu es toujours mariée avec Mike et moi à Lucie, je ne connais pas bien la loi américaine, mais normalement chez nous le père est l’époux et cela m’ennuierait de ne pas être le père de mon ...