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Feux d'artifice
Datte: 24/06/2024, Catégories: fh, vacances, plage, amour, exercice, prememois, Auteur: L'artiste, Source: Revebebe
... cœur cesse de battre. L’étreinte s’avère franche et sincère. Ma gorge se noue. Il lui enserre la taille, les mains posées, à plat, sur ses omoplates. Les deux corps sont soudés, peau contre peau, la magnifique poitrine féminine écrasée contre le torse viril, et ne paraissent pas souhaiter se séparer. Le monde s’écroule, mon univers vacille, la tête me tourne. Pourquoi ne m’a-t-elle pas parlé de cet ami qui devait nous rejoindre ? Toute la clique s’installe avec nous, m’oppressant. La serviette d’Éric échoue à côté de celle d’une Emma rayonnante. Son sourire, ses yeux étincelants, ses mimiques la rendent encore plus adorable, en particulier la façon dont elle se mordille la lèvre inférieure en lançant des regards de braise… qui ne me sont malheureusement pas destinés. J’enrage. Le souffle de désir ressenti hier se change en un orage grondant… les éclairs me brûlent les entrailles, me consument de l’intérieur. Je sais, c’est ridicule, nous ne sommes pas en couple et ma jalousie est excessive, mais pourquoi m’a-t-elle demandé de venir ? Elle ne comptait tout de même pas sur moi pour tenir la chandelle ! La journée se poursuit ainsi, les deux semblant très proches… intimes. Plus je les sens complices, plus le ciel s’obscurcit et menace ; mes espérances s’envolent. Je reste donc en retrait et rumine ; eux se remémorent leurs bons souvenirs communs et en créent de nouveaux. * La fin d’après-midi se conclut à Collioure, les amis d’Emma nous ont quittés, mais nous ...
... ont promis de nous retrouver le lendemain pour les feux du 14… J’ai hâte ! Le restau situé presque les pieds dans l’eau derrière le clocher du village est ma foi assez sympa. La marinade estivale s’est calmée, les touristes commencent à déserter la plage, le club nautique voisin range son matériel, la température se fait plus clémente, l’ambiance générale deviendrait presque apaisante. J’observe, songeur, un goéland sur une table proche de la nôtre. Il semble serein et pas le moins du monde effrayé par notre présence ; j’envie la quiétude qu’il dégage, la liberté qu’il symbolise. — Bonsoir ! Je vous sers quelque chose ? — Salut Émilie ! Deux Chants du Poulpe, s’il te plaît ! s’empresse de répondre Emma, certainement habituée au lieu. Tu vas voir, Arthur, c’est délicieux ! En plus, la légende envers laquelle ce cocktail se rapporte le rend encore plus savoureux… J’espère qu’il t’inspirera.1 — Mouais, rétorqué-je nonchalamment, sans chercher à en savoir plus. Alors qu’Émilie repart en nous gratifiant de son plus beau sourire, Emma s’interroge. — Qu’est-ce qu’il y a, Arthur ? Je ne te sens pas dans ton assiette… Un problème ? Si minime… le sol s’effrite sous mes pieds, l’orage a tout balayé sur son passage, l’ouragan a disloqué mon cœur, mon âme saigne. Je ne peux m’en prendre qu’à moi, cela fait longtemps que j’aurais dû lui déclarer ma flamme. Alors oui, la tourmente qui a soufflé cet après-midi aurait pu nourrir de la colère, mais n’a finalement engendré qu’un ...