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Le certificat de conformité énergétique. FIN
Datte: 22/06/2024, Catégories: Dans la zone rouge, Auteur: Arsenne, Source: Hds
... fois sur le combiné de l’hôtel pour appeler ce Rayan. Il était 9 heures. On décroche au bout d’une seule sonnerie. C’est une voix avec cet accent affreux ! Surpris, je ne sais comment aborder l’échange. - Allo, Rayan D. à l’appareil, je vous écoute. - Heu… Bonjour… - Oui ? - Heu… je suis le mari de Chantal. J’ai à peine prononcé son nom que je me mords la lèvre. Quel con je suis ! - Ah, oui. Bonjour monsieur. Comment va Chantal ? Le ton est neutre, presque chaleureux mais certainement pas professionnel. Ce type se fout de ma gueule. J’éclate. « Comment va Chantal - comment va Chantal… ». Quelle familiarité et pourquoi pas une intimité déclarée. - Dis-moi salopard, vous avez quoi fait avec ma femme ? Je mesure à peine le ridicule de la situation et de ma phrase qui n’est même pas en français correct. L’autre au bout du fil ne se répartit pas de son calme. - Pardon ? Ai-je bien entendu ? Vous m’insultez et insinuez une inélégante que j’aurais commise à l’encontre de Chantal ? Je tombe sur le cul, j’aurai dû imaginer cette réaction évidente. Impossible de lui répondre tant je suis frappé de stupeur et humilié. - Chantal est une très belle femme, ajoute-t-il, et je vous donne un seul conseil si vous le permettez. Suivez cet adage bien connu : quand je sors mes coqs, cachez bien vos poules. Je ne vous salue pas. Quel rustre ! Il a raccroché brutalement. Je reste bouche bée, incapable de réagir. Incapable d’interpréter ses propos qui au ...
... demeurant – j’en conviens - n’évoquent aucune trahison de Chantal, ni de lui. Enfin, c’est ce que je veux croire et avaler sur le moment, profondément honteux par ma réaction imbécile. Je finis de me préparer à partir, bouleversé par ce coup de téléphone. Encore plus quand je réalise qu’il a peut-être déjà appelé Chantal pour me ridiculiser. Dans le taxi qui m’emmène à l’aéroport, je ne peux m’empêcher de l’appeler. Merde ! Merde ! Elle se fout de moi. Toujours le répondeur. Vendredi début d’après midi. Mon cœur se met à battre à mille pulsations quand je l’aperçois parmi les personnes venues accueillir un passager. Elle est belle dans robe d’été que je lui ai offerte et dont elle sait que j’aime qu’elle la porte. Son sourire, quand elle me voit ne laisse aucun doute sur sa joie de me retrouver. Je respire, convaincu qu’elle m’aime. Au sortir des démarches de police, elle se jette sur moi et m’étreint amoureusement. Je suis heureux de retrouver ma Chantal après ces derniers jours d’enfer. Nous sommes tous les deux détendus quand on roule pour regagner notre domicile. Personne n’a abordé le sujet qui est prégnant pourtant. Moi je prie en silence pour qu’il en soit toujours ainsi. J’ai peur de découvrir une vérité qui amènerait des prises de position sans retour possible. Je suis dans un déni total de sa trahison. Une fois à la maison, elle me propose me reposer pendant qu’elle nous prépare une boisson. Et c’est quand elle revient de la cuisine que le couperet ...