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Les bannies
Datte: 05/06/2024, Catégories: f, frousses, bain, forêt, cérébral, nopéné, aventure, Auteur: EdenPlaisirs, Source: Revebebe
... agresseurs, et cela fait, avaient jeté des torches enflammées dans la clairière. Les hautes herbes sèches s’étaient embrasées très vite. Après quoi, il avait suffi aux chasseurs de décocher leurs flèches sur les Zallas affolés et cernés par les flammes. Le feu brûlait les guerriers qui n’osaient pas tenter leurs chances pour chercher à lui échapper et des flèches Tallak décimaient les plus téméraires. Les rares envahisseurs survivants s’étaient finalement enfuis pour lécher leurs plaies. Trois fois deux mains et deux autres doigts de Zallas morts, et c’était bien. Deux fois deux mains et sept autres doigts de Tallak tués, c’était trop. Des pertes trop lourdes pour que le clan puisse espérer survivre dans les grottes sacrées. Ils étaient donc partis rejoindre d’autres gens de leur peuple. Désormais et pour longtemps, les gens des grottes dépendraient de leurs voisins. Les dieux les avaient abandonnés et les cavernes sacrées étaient perdues à jamais. — J’ai vu de mes yeux le chef Zallas tuer de nombreux chasseurs ce jour-là. Il est resté se battre sans chercher à s’enfuir. Sa compagne était plus terrible encore. Elle avait fait plus de victimes que son compagnon. Tes parents étaient de terrifiants guerriers. C’est ta mère qui a achevé notre valeureux Tork d’une flèche avant d’être tuée à son tour. C’est ta mère que les Tallak voient en te regardant, Glynis. Depuis tout ce temps, ils n’ont pas oublié que tout est arrivé par la faute de ce chef de clan cruel et de cette ...
... femme aux cheveux de feu… Tu comprends, petite ? Glynis avait compris. Bien plus tard, il lui fallait admettre qu’elle ne serait jamais une Tallak. Si on ne lui reprochait rien, elle était ignorée par beaucoup. Si elle participait à la vie communautaire du village, elle s’isolait d’elle-même de plus en plus souvent. Le pire pour Glynis étant que personne ne paraissait s’en rendre compte. La jeune adolescente aux cheveux rouge savait qu’elle n’avait pas sa place parmi ceux qu’elle avait crus les siens. Où aller ? Elle n’en avait aucune idée. Quand partir ? Elle n’était encore qu’une jeune fille et si elle était déjà bonne guérisseuse, elle n’était pas une excellente chasseresse et était incapable de se défendre. Des questions et des réponses qui souvent la faisaient pleurer… Glynis était partie chercher des plantes à soigner et des écorces de tilleul. Elle avait fréquemment besoin de feuilles à tisanes, de tubercules ou de racines. Elle avait trouvé l’homme inanimé, mais toujours en vie. Après l’avoir entièrement dévêtu de ses peaux, la jeune femme découvrit la morsure. Les plaines alentour pullulaient de vipères et cette vallée rocailleuse en abritait plus encore. Une plaie boursouflée et violacée déformait le mollet de l’inconnu. La guérisseuse avait lavé la blessure à l’eau de son outre, nettoyé et raclé soigneusement la plaie de sa petite lame de silex et l’avait fait saigner abondamment du mieux qu’elle le pouvait. Si cet homme avait le cœur assez fort, il ne mourrait ...