1. Un moment particulier


    Datte: 29/05/2024, Catégories: fh, hplusag, campagne, caresses, pénétratio, occasion, Auteur: Lestat de Lioncourt, Source: Revebebe

    ... nous nous y lovions l’un contre l’autre en sombrant progressivement dans les bras de Morphée jusqu’au lendemain matin…
    
    Il est des jours où se lever est difficile, mais j’y suis habitué. Vivre dans une caravane c’est affronter au lever le froid de la nuit, l‘humidité, en attendant que la réactivation du feu réchauffe l’atmosphère. Ce matin pourtant une petite bouillotte douce comme un doudou sommeille à mes côtés et c’est un vrai supplice de m’en séparer tellement sa seule présence réveille en moi des désirs trop longtemps laissés de côté. Si belle encore, plongée dans sa rêverie… Est-ce que j’en fais partie ? Je l’espère, car le petit rictus qui orne ses lèvres me donne à penser qu’elle y vit des moments forts plaisants… Pourtant, une petite voix à l’intérieur de ma tête semble vouloir me mettre en garde, comme s’il était moralement douteux pour un homme mûr comme moi de s’amouracher si vite d’une jeune femme qui, à son âge, pourrait être ma fille…
    
    Recouvrant son épaule nue de peur qu’une brise matinale vienne trop tôt l’arracher des bras de Morphée, je chasse ces doutes de mon esprit. Après avoir avalé un grand verre d’eau et alors que la nuit est encore noire, je m’habille et rejoins la ferme où Jérémy et Maxime m’attendent pour déjeuner.
    
    Leur père doit partir ce matin livrer du bois, mais les deux frères restent toujours sur l’exploitation pour s’occuper du cheptel de trois cents brebis qu’il faut nourrir très tôt.
    
    Jeremy a vingt-cinq ans et est l’aîné de ...
    ... la fratrie. Il ressemble beaucoup à son père : froid et plutôt autoritaire, bourru comme un ours ! Il n’a pas été facile de briser la glace avec lui, mais au bout d’un certain temps il a su me faire confiance et maintenant me considère comme un ouvrier essentiel à l’exploitation.
    
    Maxime est de quatre ans son cadet. Visiblement très affecté par le départ de leur mère il y a dix ans avec un ancien ouvrier agricole de passage comme moi sur la ferme, il est très introverti et semble avoir développé une grande sensibilité au contraire de son frère que la vie a endurci. Nous ne discutons pas énormément, mais j’apprécie beaucoup Maxime, nos vingt-cinq ans d’écart d’âge me confèrent auprès de lui un rôle presque paternel, car ses rapports avec son propre père ne sont pas faciles. Effectivement, François n’a jamais compris cette hypersensibilité de son fils qui ne répond pas selon lui aux critères d’une masculinité virile devant rester la norme chez eux. Maxime a donc trouvé en moi une oreille attentive et des conseils avisés, même si pour lui se confier reste encore compliqué.
    
    Ce matin, après la traite et alors que le soleil baigne l’exploitation d’une lumière vive dispersant progressivement la brume matinale, nous remontons tous les trois vers le bosquet pour faire le tour du grand pré jouxtant la ferme et en vérifier l’état de la clôture. Alors que nous passons devant ma caravane, Katherine est là, assise sur l’une des deux chaises composant avec une petite table mon humble ...