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Looking for Manara. Chapitre VI. Sur les toits
Datte: 29/05/2024, Catégories: A dormir debout, Auteur: Iovan, Source: Hds
Looking for Manara Chapitre VI Sur les toits Nous devions nous rendre à la gare routière de Milan, qui se trouve près de la gare centrale. Aussi, après le petit déjeuner, Ma belle Clara et moi ,nous mîmes en route, prenant un tram qui nous amenait directement à la gare. Là, nous retrouvâmes nos cinq compagnons. Alors que nous empruntions un ascenseur pour nous rendre au sous-sol, où se trouvait le passage souterrain menant à la gare routière, j'eus la nette sensation que l'ascenseur montait, au lieu de descendre. Ce que confirmèrent mes compagnons. Après un très long moment, l'ascenseur montant toujours, nous commençâmes à échanger des regards inquiets. J'appuyai sur la commande d'arrêt d'urgence. L'ascenseur s'arrêta immédiatement . Je commandai l'ouverture des portes. Elles s'ouvrirent sur un cadre blanc, ressemblant à une vignette de bande dessinée. La vignette voisine représentait un océan de toits et de cheminées sur lesquelles se hérissaient des forêts d'antennes télé. Je n'y comprenais rien, une fois de plus ! Une fois de plus, c'est Carla qui éclaircit les choses, et me fit comprendre ce qui se passait : nous étions coincés dans une boucle d'espace temps, où il était nécessaire pour retrouver le continuum, de sauter d'un plan à un autre. — Mais, Carla ! Quel plan ? — Là, à tes pieds, regarde ! Ne me dis pas que tu ne le vois pas ! Une fois encore, c'est elle, qui m'ouvrait les yeux. Il était plus que temps! Au bout de mes chaussures, s'ouvrait un ...
... abîme vertigineux...Je fis un bond en arrière, reculai précipitamment, le cœur à deux cents à l'heure ! Je m'adossai, les jambes flageolantes, à un pan de mur. Puis m'approchai, à nouveau prudemment de l'abîme. Treize vignettes plus bas, le numéro 27 . Bordel ! le cauchemar recommençait ! — Si nous voulons passer, il faut sauter … Sinon, on devra rebrousser chemin, et nous aurons échoué... Carla le savait : la seule sortie, c'était...devant ! Chacun se regardait , baissait les yeux, regardait ailleurs... Il fallait pourtant se décider. Il fallait y aller... J'avais une trouille! Et je n'étais pas le seul ! Faust nous signifiait clairement qu'il ne fallait pas compter sur lui. Cristiani se leva, et défroissant du plat de la main son onéreux costume, se plaça en face de Faust, le toisant de toute sa hauteur : — Puisque les gonzesses se déballonnent... Il va bien falloir qu'un homme se dévoue ! Je vais vous montrer, moi, comment se comporte un vrai patron, pas un frimeur, tout en gueule, qui n'a rien dans le froc ! Un saut à la Papa Koulikov... en mieux ! Faust, assis par terre, le visage levé vers son interlocuteur, un œil fermé à cause du soleil, se marrait... Effectivement , pensai-je, si Cristiani passe, tout le monde passera. Le saut n'était pas énorme... mais, ce vide était impressionnant ! Le gros homme recula, prenant trois pas d'élan, et s'élança. Au milieu de son saut, nous le vîmes se disloquer, et s'effondrer, avalé par le bas, dans un cri. Un quart ...