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Tout est bien qui...
Datte: 24/05/2024, Catégories: fh, couple, amour, pénétratio, Auteur: Roy Suffer, Source: Revebebe
... Le séjour est agréable, Yann est assez détendu et souffle à Jérôme qu’il a entamé sa conversion en bio. Tout le monde trouve que les chambres sont bien plus confortables en hiver. Ce bol d’air breton vide un peu la tête de Jérôme et lui fait le plus grand bien. Il reprend un peu confiance en lui et en l’avenir, à l’image de Yann qui, dix ans avant la retraite, ose se lancer. Il intervient à plusieurs reprises sur les formations des nouvelles recrues de « Bio&Vous », ce qui l’éloigne un peu de son entreprise. Finalement une bonne chose, les employés prenant l’habitude de ne plus avoir systématiquement « le patron », comme ils l’appellent toujours, sous la main. Avec le travail, la confiance commence à revenir et les prises d’initiatives sont plus nombreuses. Les autres semaines, Jérôme passe un peu de temps à la rénovation de sa maison. Beaucoup de choses ont été saccagées et les technologies, numériques notamment, ont évolué, les goûts aussi. En fait, il remanie le logement en pensant à Sandra, imaginant sa longue silhouette de guerrière viking s’approprier cet espace. Il en rêve. Vers le mois de mai, l’activité tourne à plein régime. Certes, il y a plus de tension dans les ateliers, mais elle est désormais positive et salutaire. Il s’agit de tenir les délais, satisfaire les clients et non plus espérer du travail. Depuis mars, « le patron » peut se verser un salaire. Son conseil d’entreprise aurait voulu lui verser ce qu’il touchait auparavant, il juge cela excessif ...
... et préfère que la différence soit répartie entre tous, se contentant de cinq mille euros. Dans la maison, les travaux se terminent et il peut commencer à la meubler à nouveau. C’est hypermoderne, à mi-chemin entre nature et science-fiction, mais aussi extrêmement fonctionnel. Quand il est satisfait, il profite d’un week-end pour inviter Sandra à visiter son entreprise. Elle laisse libre cours à sa curiosité sur l’organisation, les produits, et incidemment il lui propose d’aller jeter un coup d’œil sur la maison qu’il avait construite. — Mais… on a le droit de rentrer, demande-t-elle inquiète quand il ouvre le portail ? — Bien sûr, puisque le terrain appartient à l’entreprise, c’est pour ça que les Granradin n’ont pas pu la vendre, je t’avais bien expliqué… — Ah oui, peut-être. Oh, dis donc, quel luxe !… Ce n’est pas un jardin, c’est un parc. — Oui, viens voir… Il l’emmène derrière la maison où le fond d’un grand pré est bordé par un petit bois. Se détachant sur les frondaisons sombres, quatre silhouettes fines et élégantes, rousses tachetées de blanc, paissent paisiblement. Des daims. Il les appelle de quelques bruits de bouche. La petite harde s’approche. Les adultes, un mâle portant bois et deux chevrettes, restent prudemment à une dizaine de mètres, mais un jeune faon continue vers le couple. Instinct ou curiosité, il pique droit sur la jeune femme qui met un genou à terre et l’apprivoise doucement jusqu’à le tenir contre elle, doucement, tendrement, en murmurant ...