1. Voir sans être vu


    Datte: 18/05/2024, Catégories: Entre-nous, Les femmes, Auteur: MG8895, Source: Hds

    J’aime me promener en forêt, muni de mon appareil photos, toujours à l’affût d’un cliché singulier pour alimenter mes albums. La photo, il faut être là au bon endroit au bon moment. C’est en parcourant des kilomètres de sentiers et autres chemins escarpés ou non, que vous avez le plus de chance de trouver la lumière, les ombres, la tranquillité pour réaliser l’image qui vous comble de bonheur. L’endroit, l’animal, le rai de soleil, la brume, l’insecte, les couleurs, autant d’éléments qui vous subjuguent.
    
    La traque du bon et beau plan, c’est excitant à l’instar d’une scène de chasse. Vous traquez, vous vous cachez, vous vous grimez comme les militaires d’élite en mission, avec du noir sur la peau. Vous passez des habits discrets qui se fonde dans l’univers que vous évoluez. Vous ne devez faire qu’un avec la nature, vous fondre dans la masse verdoyante et luxuriante, pas de parfum ni d’objet brillant. Parfois vous devez rester planqué, semi enfoui sous des branchages. C’est épique.
    
    Par cette belle journée d’été, je traquais le coucou, oiseau voleur de nid, très difficile d’approcher et à photographier. Le soleil était haut dans le ciel et la chaleur étouffante. Je portais un chapeau à large bord pour me protéger du cagnard et soulager mes yeux de cette belle luminosité. Tee shirt couleur kaki et short de brousse, ample à mi cuisses, sorte de bermuda.
    
    Cela faisait plusieurs heures que je parcourais sentes et clairières, je traversais une prairie loin de tout, tapissée ...
    ... de grandes herbes sauvages. Seul au monde… ! Eh bien non.
    
    Je rampais silencieusement pour essayer de photographier des bernaches nonnettes, au bord d’un petit plan d’eau difficilement accessible, ce qui assurait leur sécurité. Lorsque je les ai vus. Allongées sur de grandes serviettes de plage, nues, luisantes d’huile solaire. Lunette de soleil, sacs à dos à leurs côtés ; elles lisaient. Je voulais me rincer l’œil, alors je m’installai confortablement, ayant un emplacement V.I.P.
    
    J’aurais pu me retirer et laisser ces deux belles plantigrades farnienter, mais c’est lorsque l’une d’entre elles s’est mise à se passer de l’huile sur le corps, que le spectacle de ces égéries m’a figé. Deux jeunes de 18 ans environ, une blanche, type suédoise, cheveux courts blonds, épaules étroites, seins moyens, ventre plat et musclé, de longues jambes fuselées. L’autre, une fille noire de peau, type peuple Harari (Ethiopie), chevelure crépus courts, de beau seins bien tendus, ventre plat, jambes fines et de belles fesses rondes.
    
    J’ai décidé de leur donner des prénoms, Vit, (blanc en suédois) pour la blanche et Dark, (pas besoin de traduire), pour sa voisine.
    
    J’ai mis mon appareil photographique sur son petit trépied et j’ai joué avec le téléobjectif, pour jouir de la scène.
    
    Elles étaient sur le dos, jambes repliées. Vit posa son livre et se frictionnait avec de l’huile solaire. Elle n’épargnait aucun recoin, elle insistait dans les poplités. Elle avait des gestes, amples et lents, ...
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