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Caprice, orgueil et conséquences
Datte: 04/05/2024, Catégories: fh, ff, ffh, dispute, rupture, regrets, Auteur: Bichou, Source: Revebebe
... ce qui me chagrine. J’ai l’impression de retrouver les caprices de Fanny. Fanny, je ne l’oublie pas pour autant. Son souvenir reste accroché à ma mémoire et je ne peux m’empêcher d’avoir une pensée mélancolique. Je ne connais pas l’adresse de Marianne, elle ne décroche jamais son téléphone et ne répond pas à mes messages. Je suis pendu à un clou, condamné à attendre qu’elle me contacte. Aussi, je l’assaille de questions, mais elle les esquive, tergiverse, se fait chatte, me cloue le bec par des baisers langoureux… et je succombe. Après plusieurs semaines, elle m’appelle. — On peut se voir ce soir ? — Oui, je n’ai rien à mon programme. — Dans ce cas, je t’invite à dîner dans le restaurant « Le Petit Père ». Tu connais l’adresse ? — Oui, j’y suis déjà allé. — Alors, rendez-vous sur place à vingt heures, me dit-elle un peu rapidement, mettant fin à l’appel. Je suis un peu interloqué, j’avais espéré l’accueillir chez moi. Soit. Le dîner est agréable, mais à la fin du repas, elle se lance. — J’ai quelque chose à t’avouer, me dit-elle, les yeux bien mouillés. — Ah… — Promets-moi de ne pas m’interrompre, c’est difficile à dire. D’accord ? — Je promets ! dis-je, de plus en plus anxieux. — Voilà, je suis mariée et j’aime mon mari. Malheureusement, il est souvent absent, exerçant la profession de pilote de ligne. — Oh… — Quand je t’ai rencontré, je suis tombée sous ton charme et je me suis laissé aller. Je suis bien avec toi, mais je ne veux pas faire ...
... souffrir mon mari. J’ai essayé de maintenir une double vie, mais c’est trop pour moi. Je ne peux vivre dans le mensonge perpétuel et dans l’angoisse d’être démasquée. J’ai donc pris une décision. Nous nous voyons pour la dernière fois. — Écoute… — Non, me dit-elle, n’insiste pas, ne rends pas les choses plus difficiles qu’elles ne le sont déjà. Sois gentleman, je vais te laisser et tu m’oublieras. Ce fut magnifique, beau et merveilleux, mais je ne t’aime pas. C’est mon mari que j’aime, je l’ai suffisamment trompé comme cela et je n’en suis pas fière. Je suis mortifié, complètement abasourdi, incapable de la moindre parole. Elle se lève, va payer nos agapes au bar, se retourne vers moi, m’envoie un baiser et disparaît. Retour à la case départ avec ce sentiment d’abattement que je connais maintenant bien. Je finis par quitter le restaurant, la tête basse et broyant du noir. Un soir, Geneviève me contacte. Elle me raconte la vie de Fanny, sa détresse initiale, son implication dans le travail qu’elle mène de main de maître. Je ne comprends pas pourquoi elle me raconte tout cela, et surtout, pourquoi je l’écoute. Nous devisons de choses anodines. Je crains qu’elle soit porteuse d’un message de Fanny. Rien ne se passe, nous parlons gentiment, elle me remercie encore de l’aide apportée pour la mise sur pied de leur cabinet. Je me détends et me laisse aller à quelques confidences. Je lui narre le rejet brutal du soutien au club de foot et le plaisir de la vengeance. Je lui ...