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0328 Une nouvelle saison, une nouvelle année et un départ inattendu.
Datte: 10/04/2024, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds
... retrouver coincé entre ces deux-là et qu’effectivement, ça fait sacrement du bien. — Je me demande comment les responsables du club ont réussi à vendre ça à ces mecs, s’interroge Cécile. Se foutre à poil sur un calendrier vu par des millions de personnes, ce n’est pas rien ! — Mais attendez… fait Monica, comme foudroyée par une soudaine illumination. Elle revient en arrière, elle cherche le mois d’avril. Jérém est toujours là, beau comme un Dieu, un Dieu dégageant une sensualité torride. — Tu le kiffes, celui-là, hein, Monica ? fait Raphaël qui, lui, n’a pas eu d’illumination. — Oui, je le kiffe, et je connais… je connais une… une copine qui le kiffe encore plus que moi, bref je me comprends. Oui, Monica, nous nous comprenons très bien. — A mon avis, l’année prochaine ça va être « avril » pendant douze mois, abonde Fabien. Décembre 2004. Début décembre, je vais faire changer les pneus de ma voiture dans un petit garage. La nana à l’accueil, la cinquantaine rayonnante, est à la fois avenante, efficace, arrangeante, et fort sympathique. De plus, elle semble avoir un goût certain en matière de garçons. Nous ne sommes qu’en décembre, et pour elle, c’est déjà le printemps. Je réalise que le calendrier des Dieux du Stade est tout sauf un outil de gestion du temps, mais plutôt un objet dispensateur de bonheur. Et je réalise également que le fait de voir mon beau brun ainsi exposé aux regards et aux désirs suscite en moi un sentiment mélangé de fierté et ...
... de jalousie. Ce qui me rassure, c’est le fait qu’avec Jérém tout se passe toujours très bien et que nos retrouvailles sont toujours aussi intenses, complices, tendres, passionnées, sensuelles, sexuelles. Lors de l’une de ces rencontres, Jérém tient sa promesse et m’apporte une copie du calendrier. Des lors, je peux le consulter à ma guise. C’est là que je me rends compte du paradoxe de ce calendrier. Sur le papier, ce recueil d’images de corps taillés à la serpe et de belles petites gueules est une idée de génie. Et pourtant, passé le premier choc des images étudiées pour en mettre plein la vue, je réalise qu’au-delà de l’admiration esthétique de cette débauche de muscles, de pecs, d’abdos, de belles gueules, on oscille en permanence entre la fascination, l’excitation et la frustration. Une frustration qui vient d’un certain défaut de naturel de tous ces clichés. Sous la direction des photographes, les garçons prennent trop la pose, la mise en scène est trop marquée. Or, la bogossitude est la plus belle quand son expression est la plus naturelle qui soit. Oui, il manque quelque chose à ces clichés, et ce quelque chose est le naturel. Ce n’est pas un hasard si les seuls garçons qui me font vraiment de l’effet dans ce calendrier ce sont ceux avec lesquels j’ai partagé du plaisir et de la tendresse, Jérém en tête et Thibault juste après, ou du moins que je connais en vrai, comme Ulysse. L’image figée sur le papier glacée est complétée par les souvenirs et les ressentis ...