1. 0328 Une nouvelle saison, une nouvelle année et un départ inattendu.


    Datte: 10/04/2024, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds

    ... le détour. Derrière la chute d’eau, une conformation rocheuse rappelle de près la forme d’un orgue d’église. Cette cascade est particulièrement spectaculaire.
    
    Svartifoss
    
    https://www.youtube.com/watch?v=MwuZE7dwW7Q
    
    Mais déjà à nouveau la nuit islandaise nous guette. Nous nous empressons de revenir au parking, et cette fois ci nous arrivons à éviter la glissade.
    
    De retour chez Sigga pour la nuit, une belle surprise nous attend. Nos hôtes ont mis en route le jacuzzi. Après le dîner, nous sommes invités à le tester.
    
    Voici le tableau : un soir de décembre, en Islande, un manteau de neige étalé partout autour de nous, il fait -2 degrés. Et Jérém et moi, dans un jacuzzi posé sous un abri dans le jardin et chauffé avec la chaleur du sol !
    
    Si on pouvait craindre d’avoir froid, nos inquiétudes sont rapidement dissipées. L’eau est super chaude. C’est super agréable, et très romantique. C’est un instant parfait. Nous sommes si bien, et nous sommes seuls, nos hôtes nous ayant annoncé leur intention d’aller au lit. Jérém vient m’embrasser, longuement.
    
    Ce soir encore, c’est raté pour les « northern light ». Mais un Jérém amoureux et amant fougueux, capable, en l’espace de quelques minutes, de gicler dans ma bouche et de recommencer entre mes fesses, est un « lot de consolation » plutôt agréable.
    
    Le lendemain matin, après avoir dit au revoir à Sigga et à son mari, nous partons en direction de la presqu'île de Dyrhólaey et des falaises ...
    ... Reynisfjall.
    
    Dyrhólaey
    
    https://www.youtube.com/watch?v=sOXJ1h6VtV8
    
    Alors que l’océan est déchaîné, nous descendons jusqu’à la plage de sable noir. Pendant que je prends la pose devant l’objectif de Jérém, une grande vague s’abat sur la plage et arrive jusqu’à nous. Comme à l’Ile de Ré, nous sommes trempés, mais nous restons encore quelques minutes pour assister au lever de soleil sur ce site unique.
    
    Quelques heures plus tard, sur la route de la capitale le soleil se pointe enfin, il se fait sentir sur la peau à travers les vitres du 4*4. Sa lumière puissante fait briller la neige omniprésente autour de nous.
    
    A l’approche de Reykjavik, d’immenses colonnes de vapeur jalonnent le paysage. Plus prosaïques, d’énormes tuyaux collecteurs d’eau chaude zigzaguent sur le sol pour acheminer la chaleur de la terre jusqu’aux foyers de la capitale.
    
    Ce soir, une certaine mélancolie envahit mon cœur. Dans quelques heures nous prendrons l’avion qui nous amènera loin de cette terre faite d’eau, de feu, de roche, de glace, un lieu en équilibre précaire entre le jour et la nuit, la chaleur et le froid. Cette ambiance de bout du monde va me manquer.
    
    Ce soir, une petite déception s’ajoute à ma tristesse. A l’hôtel on nous informe que cette nuit non plus il n’y aura rien à voir côté aurores boréales. Le ciel est dégagé, mais il n’y a pas le vent du nord et le soleil n’envoie pas ce qu’il faut.
    
    Cette nuit, il n’y a que la présence de mon beau brun pour rendre ces dernières heures plus supportables. Sa fougue ...