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Quiproquos et conséquences 6/8
Datte: 05/03/2024, Catégories: Dans la zone rouge, Auteur: Lord of Sitges, Source: Hds
... partis tous les quatre ensembles. Au moment de prendre le télésiège, les filles ne nous donnèrent pas le choix, elles s’installèrent toutes les deux sur le premier et nous laissèrent attendre le suivant. Nous nous sommes donc retrouvés entre garçons sur ce parcours chaotique propice aux traditionnelles mises au point en duo à l’intérieur de ce quatuor de plus en plus emberlificoté. C’est Fred qui attaqua :« – Ta femme est vraiment sensationnelle, tu sais ? »« – Je sais ! »« – Elle a un de ces tempéraments »« – Oh oui ! »« – Et une manière de te… »« – Euh Fred ? »« – Oui ? »« – Si tu t’apprêtes à me donner des détails sur ta nuit avec Alice, je préfère te dire tout de suite que je n’y tiens pas trop. »« – Ah bon ? Pourquoi ? Ça te gêne ? »« – Un peu. Disons que je ne me sens pas trop à l’aise d’en parler comme ça avec toi… Ca s’est passé, bien passé… Y a pas eu de malaise, mais j’ai pas envie de connaître les détails, tu vois ? »« – Hon-hon, comme tu voudras… Moi je trouvais sympa de pouvoir comparer, justement… Et sinon, avec Claire, ça t’a plus ? »« – Beaucoup ! Mais là non-plus, tu comprendras que je n’ai pas envie de m’étendre. »« – Oh, je vois… Monsieur est cachotier. »« – Moi j’appelle ça de la pudeur. »« – Comme tu voudras…En tout cas, là-bas, y en a deux qui n’ont pas les mêmes scrupules que toi, à mon avis. » Conclut-il en montrant le télésiège qui nous précédait. En effet nos compagnes étaient plongées dans une discussion fort animée ponctuée de petits ...
... rires qui parvenaient jusqu’à nous. De temps en temps, elles se retournaient pour nous regarder et pour nous faire de petits signes. Sans être parano, on avait vraiment l’impression qu’elles se racontaient par le menu leurs cabrioles de la nuit et qu’elles comparaient nos performances relatives. En haut, elles nous attendaient les yeux brillants, les sourire aux lèvres et les joues roses (on dira que c’était à cause du froid)Finalement, cette fois-ci, nous ne nous sommes pas séparés. Claire et Fred avaient fait des progrès évidents et Alice et moi nous nous sentions suffisamment fatigués par notre courte nuit pour ne pas tenter la descente impossible. Notre quatuor s’est donc sagement élancé sur les splendides pistes bleues et rouges bordées de sapins majestueux recouverts d’une belle couche de neige virginale. Après une brève pause casse-croute sous un soleil radieux pour compenser le départ tardif, nous avons repris de plus belle, toutefois, alors que mes partenaires semblaient aller de mieux en mieux au fil de la journée, ce que j’avais pris pour de la fatigue se transforma chez moi peu à peu en une sorte d’état fébrile de plus en plus handicapant. Après avoir évité de justesse quelques chutes de débutant, je dus me rendre à l’évidence : Ca n’allait pas. Je ne pouvais plus continuer comme ça, je ne tenais plus sur mes jambes. Je fis part de mon désarroi à mes coéquipiers. Alice me touche le front. « – Hé ! Mais, c’est vrai, tu es brûlant de ...