1. Juste une mise au point


    Datte: 03/03/2024, Catégories: candaul, amour, Auteur: Nanou2, Source: Revebebe

    ... l’air amoureux comme jamais, il était atterré par ce qu’il venait de dire, et en même temps je voyais une espèce de soulagement dans son expression.
    
    Jean :
    
    Cette trouille quand je me suis lâché et que j’ai avoué mon fantasme ! J’avais à peine fini de parler que déjà je regrettais, mais heureusement Hélène n’a pas mal réagi, nous avons parlé, fantasmé (surtout moi bien sûr), elle a accepté mes petits jeux. Bon bien sûr on ne l’a pas fait mais pendant des années je me suis accroché à l’idée qu’un jour peut-être…
    
    Et enfin, enfin, LA soirée qui va tout déclencher, et à ce propos Hélène voulait absolument dire quelque chose :
    
    Hélène :
    
    Juste une petite mise au point, Nanou ne voulait pas que j’en parle mais ça paraît tellement évident : dans son premier récit, Jean a affabulé, je savais parfaitement qui se trouvait dans la chambre d’hôtel. Après toutes nos discussions et mes hésitations, l’idée avait peu à peu fait son chemin et sans être totalement convaincue je me disais qu’il fallait peut-être essayer (après tout, j’ai essayé d’autres choses dans ma vie qui se sont révélées être géniales), et puis ce n’est pas comme si je n’avais jamais couché avec un autre homme que Jean, simplement ce serait la première fois depuis que nous vivions ensemble.
    
    Je dois être honnête a posteriori, sans vouloir me l’avouer l’idée de sortir avec un autre que mon Nanou me faisait frémir intérieurement de désir, je n’avais pas connu d’autre partenaire depuis des années, j’avais ...
    ... presque oublié la pure joie d’une première rencontre, des premiers attouchements, et Dieu me pardonne, c’est une sensation délicieuse ! Donc consciemment je n’étais pas prête, mais inconsciemment j’en mourrais d’envie.
    
    Nous avons fait la connaissance de Yann sur un site et avons choisi le lieu, l’heure, les circonstances. Ce devait juste être un ballon d’essai, une aventure rapide sans lien, sans conséquence, juste pour voir, on ne se connaissait pas, on restait dans un relatif anonymat, et en terrain neutre. Par contre, Jean était vraiment dans la chambre à côté au cas où… À part ça, tout était vrai, l’exhibition dans le couloir, le numéro de téléphone que je laisse, mon récit à Jean. À ce propos je vous laisse imaginer le maelstrom dans mon esprit lorsque je racontais la soirée, un mélange d’excitation, de fierté (cette fois, c’est confirmé, je suis une salope), de frousse (est-ce que Nanou va toujours m’aimer maintenant que c’est arrivé ?), de honte (mon Dieu, j’ai couché avec un autre), de pure lubricité (j’ai embrassé un inconnu, j’ai caressé son sexe, il m’a pénétrée, enfin un nouvel amant après toutes ces années, son sperme tout au fond de moi, brûlant). À chaud ça allait encore, c’est le lendemain que j’ai vraiment commencé à flipper.
    
    Jean :
    
    J’avoue que c’était beaucoup plus sympa pour mon récit d’imaginer le quiproquo, même si j’admets que ce n’était carrément pas crédible, mais raconter la double surprise me plaisait beaucoup !
    
    Je dois dire que ça a été une ...
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