1. 0322 Le parcours accidenté du beau brun aux béquilles.


    Datte: 10/02/2024, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds

    ... t’es débrouillé, mais tu as volé un morceau de mon cœur.
    
    Ah, la voilà la raison que j’attendais ! Il a fallu être patient pour l’entendre enfin ! Et comment ils me touchent, ces mots de mon bobrun !
    
    — Je suis vraiment désolé de t’avoir planté avant Noël, et de t’avoir dit ce que je t’ai dit. Comme quoi tu n’étais pas un homme…
    
    — C’est oublié, Jérém. L’important c’est que tu retrouves ta forme et que nous soyons ensemble.
    
    — Je ne te laisserai plus jamais partir.
    
    — Je n’ai pas l’intention de le faire.
    
    — Nico, tu es un sacré bonhomme. Ton propriétaire a raison, un homme c’est un mec qui sait s’occuper de ceux qui comptent pour lui. Je sais que je compte pour toi, et je vois comment tu t’occupes de moi. Tu as des couilles, Nico, pour me supporter comme tu le fais.
    
    C’est l’un des plus beaux compliments que l’on ne m’a jamais fait de ma vie. Et ça vient de Jérém. Je suis tellement heureux !
    
    Tant que nous sommes lancés dans les confidences, j’en profite pour lui poser une autre question qui me brûle les lèvres depuis des mois.
    
    — Le soir du Nouvel An, tu as essayé de m’appeler…
    
    — Oui…
    
    — Tu t’étais trompé ou tu avais regretté de l’avoir fait ?
    
    — Ce soir-là, tu me manquais trop. Mais quand je suis tombé sur ton répondeur, je me suis dit que tu m’avais oublié, et que tu étais retourné avec ce gars de Bordeaux.
    
    — C’est pour ça que tu n’as pas répondu à mes rappels et à mes messages ?
    
    — Je me suis dit que je devais arrêter de foutre ta vie en ...
    ... l’air.
    
    — J’aurais tellement aimé que tu répondes et que tu me dises que je te manquais.
    
    — Et tu aurais fait quoi ? On était loin l’un de l’autre et…
    
    — Je pense que je serais venu te rejoindre sur le champ !
    
    — Mais tu n’étais pas avec ce gars ?
    
    — Si, j’étais avec lui. Mais je n’ai pas arrêté de penser à toi pendant toute la soirée, et au réveillon à Campan de l’année dernière.
    
    — Moi aussi je n’ai pas arrêté de penser à toi et au réveillon à Campan de l’année dernière !
    
    — Quel gâchis ! je commente.
    
    — C’est clair !
    
    — Et tu en es où avec ce gars ?
    
    — Je suis là, avec toi, Jérém. Je l’ai quitté quand je lui ai dit que je partais à Paris pour être avec toi après ton accident.
    
    — Tu étais amoureux de ce gars ?
    
    — Non. Quand j’étais avec lui, j’arrivais parfois à me cacher à quel point j’avais mal d’être séparé de toi. Être avec lui c’était une sorte de répit. Mais je n’ai jamais arrêté de penser à toi, jamais !
    
    — Je te demande pardon aussi pour ce que je t’ai dit à l’hôpital à Paris. C’est pas vrai que je ne t’ai jamais aimé. Je ne le pensais pas, j’étais juste en colère.
    
    Ce n’est pas un « je t’aime » franc, mais ne dit-on pas que le résultat d’une double négation est une affirmation ? Et même cette double négation me va droit au cœur.
    
    — Je sais, je sais. Je t’aime aussi, Jérémie Tommasi !
    
    Cette nuit encore, nous partageons beaucoup de tendresse, mais toujours pas de sensualité. Jérém semble réfractaire à toute caresse érotique. Lorsque ...
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