1. Lesbienne, oui mais pourquoi et comment ?


    Datte: 06/02/2024, Catégories: Entre-nous, Les femmes, Auteur: Lisa-Al, Source: Hds

    ... avons sympathisé, on est devenues copines. Une amitié dont les femmes ont le secret, on arrivait à se faire des confidences, je lui parlais de mes aventures très librement, elle s’en amusait parfois. Sur ce plan elle ne me faisait pas de confidences, je savais qu’il y avait eu quelqu’un dans sa vie mais qui était décédé. Je ne voulais pas lui faire de la peine ou la mettre mal à l’aise. Elle me parlait beaucoup de son travail, les antiquités, elle avait non loin une galerie d’exposition et vendait ou achetait du mobilier ancien de grande qualité. Elle a une formation d’historienne à la base et s'est ensuite dirigée vers le patrimoine, est devenue experte pour plusieurs périodes spécifiques travaillant avec les musées, des salles de vente et même le mobilier national. Nous étions deux jeunes femmes, aisées avec des positions sociales enviables. En termes plus communs deux petites bourgeoises qui se la pètent.
    
    Un matin elle commença à me faire des confidences.
    
    Tu vois Lisa je ne te l’ai jamais dit, mais j'aimerai que tu me racontes tes frasques, cela me change de monde. Tu me parles d’hommes de parties de jambes en l’air, tout çà je ne connais pas.
    
    Comment? Ne me dis pas que tu es pucelle!! Tu te moques de moi là!!
    
    Non je suis lesbienne et non je ne suis pas pucelle.
    
    Lesbienne… mais pas seulement non?
    
    Ah uniquement lesbienne, je n’ai jamais touché à un homme.
    
    Jamais??
    
    Non jamais de petit copain, des copines oui pleinAh quand même, je commençais à ...
    ... faire figure de grande débauchée.
    
    En effet, toi tu es en tête de la compétition, mais pas dans la même catégorie.
    
    Tu m’a dit qu’avant tu avais quelqu’un c’était une femme alors demandais-jeLes yeux d’Iris s'assombrirent instantanément, et je vis deux petits lacs se former au bas de sa paupière, les lacs débordent vite en deux larmes qui glissaient sur ses joues.
    
    Oh excuses moi je n’aurais pas dû parler de çà dis-je en posant ma main sur la sienne.
    
    Elle retira vivement sa main, prit un kleenex dans son sac et tamponna ses joues. Il ne restait qu’une imperceptible trace dans son fond de teint. Elle prit alors mes doigts dans sa main avec douceur.
    
    Non, tu n’y es pour rien, un souvenir douloureux.
    
    Iris me raconta alors son idylle, elle était tombée amoureuse d’une charmante femme, amour partagé. Elle s’étaient installées en couple, filaient un parfait amour, mais l’instabilité de cette jeune femme, les dépressions à répétitions survenaients à tout propos. Jusqu’au jour où rentrant du travail Iris trouva sa compagne, exsangue dans la baignoire, les poignets ouverts. Je frissonnait à ce récit. J’avais posé ma seconde main sur la sienne, je la caressais doucement pour la réconforter.
    
    Iris me regarda alors avec ses yeux tristes et me dit:Toi aussi tu a des larmes plein les yeux En tamponnant sous mes paupièresC’est si triste ce que tu me dis làLe plus étonnant c’est que quand je t’ai vu la première fois ici, j’ai eu la même sensation que quand je l’avais ...