1. Putain de soirée


    Datte: 07/01/2024, Catégories: hplusag, extracon, amour, extraconj, Auteur: Laetitia, Source: Revebebe

    ... fort ce soir pour moi.
    — On en est tous là, vous savez. Surtout si on est ici en train de picoler tout seul, alors qu’il y a plein de choses à faire ailleurs. Qu’est-ce qui vous arrive ?
    — Ma femme me trompe…
    — Aïe… Je comprends, pas drôle ! Vous en êtes certain ?
    — Oui… J’ai reçu une lettre anonyme, je me suis rendu à l’hôtel où elle était, paraît-il…
    — Une lettre anonyme ! Et ?
    — Quand je suis arrivée, elle était dans la chambre indiquée dans la lettre, en train de se rhabiller.
    — Oui, là les doutes disparaissent. Et le type ?
    — Lui n’était plus là.
    — Et vous avez fait quoi ?
    — Que voulez-vous qu’on fasse dans de pareilles circonstances, j’ai demandé des explications.
    — Et elle vous a dit quoi ?
    — Elle a nié bien sûr, dans un premier temps. Puis elle a craqué, s’est mise à pleurer. Elle pouvait tout m’expliquer, soi-disant. Du classique quoi ! « C’est moi qu’elle aime » paraît-il, puis j’ai eu le droit à « Ce n’est pas ma faute », et à « C’est toi, tu es toujours absent, tu ne penses qu’à ton travail », « Ce n’est pas moi ». J’ai craqué, je suis parti en claquant la porte. C’en était trop. Elle me trompe, mais c’est de ma faute ! Et je me suis retrouvé ici.
    — Les femmes…
    — Pas Beverly, j’avais confiance…
    — Beverly ?
    — Oui, Beverly, c’est le prénom de ma femme.
    
    « Et merde, manquait plus que ça… », se dit Jack :
    
    — Euh… je vous paye un verre… euh…
    — Roger, appelez-moi Roger, Roger Mason. Oui, pourquoi pas, après tout, au point où j’en suis… un verre, ...
    ... deux verres, plus… Excusez-moi de m’apitoyer sur mon sort, mais c’est dur à avaler.
    
    Roger Mason, le mari de Beverly Mason, plus aucun doute…
    
    — Ne vous excusez pas…
    — Oh, j’avais des doutes. Elle a changé depuis quelque temps, des détails, mais mis bout à bout… ça m’a fait réfléchir. Et puis, il y a eu cette lettre. Et ce soir, plus de doutes ! Que des certitudes, des putains de certitudes.
    — Vous allez faire quoi ?
    — Je ne sais pas, la quitter, sûrement. La quitter forcément… Je l’aime pourtant. J’aurais tout fait pour elle.
    — Ne prenez pas de décision à la légère, sous le coup de l’émotion. Il vaut mieux analyser tout ça demain, plus sereinement. Peut-être est-ce qu’il y a moyen de repartir ? De reconstruire… ?
    — Je ne sais pas, je ne sais plus. Elle m’a appelé dix fois, laissé des messages. Elle pleure. Elle regrette. Je n’ai pas répondu.
    — Vous voyez ! Rien n’est perdu…
    — Je ne sais pas. C’est chez moi qu’un truc est cassé. Comment retrouver la confiance ? Il y a maintenant une marque indélébile. Elle l’a fait ! La confiance, c’est comme une allumette, une fois utilisée, c’est terminé.
    — Et au fait, cette lettre anonyme, vous avez un doute sur l’expéditeur ? C’est bizarre.
    — Absolument pas, je ne sais pas qui peut m’avoir envoyé ça.
    
    Pour Jack, il s’agissait plutôt de quelqu’un de l’entourage de Roger :
    
    — Quelqu’un de votre entourage ?
    — Je n’en sais trop rien… Et là n’est pas l’important !
    — Oui, vous avez raison…
    
    Inutile de trop en faire, il ne ...
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