-
Du fantasme à la réalité.
Datte: 05/01/2024, Catégories: amour, mélo, fantastiqu, merveilleu, sorcelleri, Auteur: Slaanesh, Source: Revebebe
... sans parvenir à me l’expliquer. Elles m’appellent, irrésistiblement, inéluctablement, elles m’appellent… Je me sens happé totalement par ces paroles et en même temps, je sens mon chagrin s’alléger un petit peu, sans trop comprendre pourquoi. Main ster ito Rhuom Walden Kata ma i zerot éphrem Tsuna Rhuom Walden, tsuna Achéros walatinia puchkako jena Main ster ito Rhuom Walden Kata ma i zerot éphrem Tsuna Rhuom Walden, tsuna Achéros walatinia puchkako jena Ces mots étranges et qui me semblent pourtant familiers résonnent dans ma tête, encore et encore et encore. Ils me donnent le tournis et me procurent une étrange sensation de légèreté, comme si je m’étais affranchi de la pesanteur. Leur rythme est tantôt lent, presque hypnotique ; tantôt effréné, comme syncopé. Cela ressemble à un mantra, à un rituel plus précisément. En tout cas, c’est une voix de femme, de cela je suis certain. Je le ressens plus que je ne l’entends. Mais je suis sûr de ne pas me tromper. Main ster ito Rhuom Walden Kata ma i zerot éphrem Tsuna Rhuom Walden, tsuna Achéros walatinia puchkako jena Main ster ito Rhuom Walden Kata ma i zerot éphrem Tsuna Rhuom Walden, tsuna Achéros walatinia puchkako jena Oui ! Indéniablement, il y a une sensualité, une espièglerie toute féminine dans cette voix désincarnée. Elle se fait désormais plus audible, plus puissante, comme si elle se rapprochait de moi… ou moi d’elle, car je n’en doute plus, je ne sais pas ...
... comment l’expliquer, mais j’ai la certitude que mon esprit a quitté mon corps. Et à vrai dire, je me moque éperdument de savoir comment c’est possible. Je ne ressens plus aucune sensation physique. Est-ce que mon chagrin aura finalement eu raison de ma santé mentale et physique, déclinante depuis… depuis… Est-ce à cela que ressemble la mort ? Pourtant je suis encore capable de penser… à moins que les morts ne le puissent sans que les vivants ne s’en doutent. Si c’est ça la mort, ce n’est pas plus mal ! Peut-être que je vais pouvoir la retrouver, dans cet au-delà, quel qu’il soit d’ailleurs. Paradis, Enfer, Purgatoire, Champs-Élysées… peu importe le nom donné à cet endroit par les différentes religions, en différentes époques ou régions du monde, pourvu que je l’y retrouve. Cette voix, si suave, si enjôleuse, si taquine… ce rire, si cristallin, si pur… mon cœur se serre et le chagrin manque de me submerger à nouveau, tel un tsunami destructeur. Cela ne se peut… cela ne se peut… cela ne se… Mais le chagrin est de nouveau trop fort, mes pensées sont confuses et chaotiques… Oui, je sais exactement de quelles lignes torrides elle parle, mais je suis emporté par le tourbillon des souvenirs doux-amer de cette journée merveilleuse et je ne peux lui répondre. Je la revois, assise face à moi, s’emparant de la feuille où je viens de griffonner une scène d’une lubricité et d’une sensualité à faire rougir n’importe qui. Et elle a rougi… ho ! comme elle a rougi ce soir-là, ...