1. Canicule


    Datte: 14/11/2023, Catégories: voisins, grossexe, contrainte, policier, Auteur: Amateur de Blues, Source: Revebebe

    ... aussi puissant, son sexe est toujours aussi gros, mais cela n’a pas l’air important pour lui. Il dit quelque chose à l’autre homme et puis il appuie sur l’interrupteur. Aussitôt, la pièce est plongée dans le noir et Anne ne voit plus rien.
    
    Cette nuit-là, comme la précédente, elle ne dort pas beaucoup. Elle part fatiguée au travail. Il fait trop chaud, même tôt le matin. Dès qu’elle monte dans le bus, elle regarde les passagers pour tenter de retrouver l’homme de la veille, celui qui la déshabillait du regard, mais il n’est pas là. Ah si, il est là, il monte deux arrêts après le sien. Tout d’abord, il ne la remarque pas et elle peut l’observer. Il est vraiment pas mal, toujours vêtu de noir avec ses cheveux très bruns impeccablement coiffés. Puis il tourne la tête vers elle et elle cesse de le regarder. Elle cesse même de respirer un instant avant de se reprendre. Ce n’est qu’un inconnu dans le bus. Il ne va rien se passer, comme d’habitude.
    
    Mais quand elle descend à son arrêt, elle constate par un rapide coup d’œil qu’il descend derrière elle. Son cœur bat plus vite. C’est un truc de collégien de suivre une inconnue dans la rue. Anne se retient de marcher plus vite, ce qu’elle ferait spontanément, comme si elle était poursuivie. Son cœur bat trop vite, c’est idiot. D’ailleurs, comme elle n’ose pas se retourner, elle ne sait pas s’il est derrière elle ou s’il a continué son chemin sans se soucier d’elle. Pour le savoir, elle s’arrête à une terrasse pour boire un café. ...
    ... Après tout, elle arrive toujours à l’heure au travail. Elle pourrait bien être en retard pour une fois.
    
    Dès qu’elle s’assoit, l’inconnu en noir est là, debout devant elle.
    
    — Est-ce que je peux m’asseoir à votre table ? demande-t-il d’une voix très grave, sans sourire.
    
    Il s’assoit et le serveur s’avance. Ils commandent et attendent en silence, comme d’un commun accord, que le jeune homme revienne avec leurs cafés. Anne tente de sourire à l’inconnu, mais il se contente de la regarder avec cet air sévère qui ne l’a pas quitté. Il est impossible de savoir ce qu’il pense.
    
    — Je n’ai pas l’habitude de m’asseoir à la table des jeunes femmes, vous savez, dit l’homme quand ils sont à nouveau seuls, mais sans vous connaître, j’ai tout de suite vu que vous étiez la femme idéale, celle dont je rêve depuis toujours. Je donnerais n’importe quoi pour un moment d’intimité avec vous.
    — Eh bien, répond Anne en rougissant. Vous êtes plutôt direct, monsieur. Je n’ai pas pour ma part l’habitude d’avoir des moments intimes avec un inconnu.
    — Mais parfois, il faut faire ce dont on n’a pas l’habitude. Si je vous invite chez moi ce soir, vous viendrez ?
    — Non, répond la jeune femme affolée. Cela va beaucoup trop vite. J’ai besoin de comprendre ce qui se passe. En quoi suis-je idéale ? Comment vous appelez-vous ? Je suis comme toutes les femmes, j’ai besoin de parler avec lui avant de savoir si un homme me plaît.
    — Nous pouvons parler un peu, si vous le souhaitez, concède l’inconnu, mais ...
«1...345...8»