1. Le Placier


    Datte: 02/11/2023, Catégories: fh, pénétratio, rencontre, rupture, Auteur: Micchel1954, Source: Revebebe

    ... mollets, une langue qui revient impétueuse dans ma bouche, et je sens contre mon ventre son truc dur, qui vient se placer entre mes jambes.
    
    Son sexe frotte sur le mien, il me cherche, à tâtons, comme une troisième main dans le noir. Piétinant sur moi-même, je finis par laisser glisser mon legging aux chevilles… Oufff, un peu plus de liberté.
    
    Joseph passe ses mains derrière ma tête, prend mes cheveux courts à pleine main et me tire la tête en arrière. Se faisant, il me force à cambrer les reins et à me mettre en avant, ouvrant les yeux, je sens le sexe de Joseph ouvrir mes grandes lèvres et gentiment forcer sur les petites l’entrée de mon intimité. Il me regarde droit dans les yeux, un sourire aux lèvres, le regard fixe, volontaire, les yeux dans les yeux il existe ce langage silencieux entre amants que seuls les corps comprennent, l’un disait je vais te prendre, l’autre disait prends-moi là, maintenant.
    
    Le tambour de la pluie sur la tôle de la camionnette laisse présager le summum de l’orage en cours. Nul ne saura faire la différence entre le grondement de tonnerre de l’orage et mon hurlement de femme. Nul ne saura dire la différence entre l’éclair qui frappa la cathédrale et celui qui me déchire les entrailles.
    
    Revenant à moi, mon bassin encore animé de soubresauts convulsifs, je rouvre les yeux et le vois, il est très profond en moi, souriant, jamais je n’ai ni imaginé un tel choc physique ni une telle béatitude, des larmes me coulent sur les joues, des larmes ...
    ... de bonheur, et à 51 ans je viens de découvrir l’orgasme féminin, le vrai, le profond, celui qui t’explose la tête et le corps, qui fait que tu oublies qui tu es, où tu es.
    
    Je lui murmure encore si faiblement qu’il ne peut l’entendre mais le comprendre, reculant un peu lentement, il se renfonce de toutes ses forces avec un hannnnnn de bûcheron, et il recommence, encore et encore, à chaque fois je dis « Ouiiiii ». Et puis, parce qu’il faut bien une fin, que ce n’est ni le jour ni l’heure pour prendre son temps, et que tous les deux on veut tout, tout de suite, il enchaîne en staccato des coups aussi violents, aussi fort que possible.
    
    Joseph ne pense pas ni à sa carrière, ni à ses subordonnées, ni à son salaire, ni à sa prochaine voiture comme mon ancien mari, non, c’est un rural, un homme des bois et des plaines, il fait l’amour à ce moment-là et il ne fait que cela, tout entier, derrière son sexe qui me ravage, animal, sauvage, puissant. Et c’est si bon que je n’y crois pas, je sens l’orage revenir mais en moi, je perds le contrôle à nouveau et essaie en vain de me reprendre, mais déjà je sens ce bout de chair en moi devenir de plus en plus dur, tressauter, alors que Joseph grogne. Puis c’est chaud en moi, plusieurs fois, il se vide. Il manifeste son plaisir. Je m’oublie une nouvelle fois et me laissant envahir, remplir, je crie mon bonheur de femme comblée.
    
    L’orage s’éloigne, ce n’est plus que quelques grosses gouttes tombant sur la tôle de la camionnette « dông, dông ...
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