1. Une superbe affaire


    Datte: 07/10/2023, Catégories: f, fh, revede, fantastiqu, fantastiq, Auteur: Ericcontact, Source: Revebebe

    OK, emménager en août n’était pas la meilleure idée de l’année. Je transpirais comme si j’avais couru un marathon, mes seins collaient à ma peau et mes cuisses entre elles. Le top du glamour, avec l’idée saugrenue de me faire définitivement liposucer tout ça dans l’heure, en sirotant une limonade glacée. Ou une bonne bière, plutôt, tiens ! Mais en attendant, je devais monter mes cartons dans une chaleur étouffante.
    
    Bien évidemment, à part Jérôme qui était toujours là pour m’aider quoi qu’il arrive, personne n’était dispo pour mon déménagement. Timing parfait d’une pauvre conne que j’étais. Mais bon, je n’allais pas attendre la rentrée pour enfin emménager dans ce sublime trois-pièces que j’avais pu me payer, je ne sais comment.
    
    Deux chambres, un balcon filant, plus proche de la terrasse à 360°, sans vis-à-vis, très lumineux, et un quartier parfait. Je n’en revenais pas encore du prix et surtout d’être tombée dessus. J’avais tout épluché, je n’avais pas trouvé où était le loup. Mais c’était fait, et cette superbe affaire était à moi.
    
    — Je pose ça dans le salon, Chloé ?
    — Oui, Jérôme ! Merci encore !
    — Y’a pas de quoi, ma belle.
    
    Le pauvre. Je savais qu’il était amoureux de moi, mais que voulez-vous, il avait atterri directement dans lafriend-zone à peine l’avais-je rencontré. Il était doux, gentil, plutôt mignon pourtant. Mais il n’avait rien à voir avec les hommes que j’aimais mettre dans mon lit, les blocs de béton bruts, aux grosses mains et aux manières peu ...
    ... délicates.
    
    J’avais passé des années à essayer de comprendre le pourquoi, avant de me raisonner et de finir par accepter que les hommes qui me faisaient jouir n’étaient pas compatible avec une vie à deux.
    
    Jérôme, lui, aurait été parfaitement compatible avec cet appartement, une vie à deux et même des week-ends à Étretat. Beurk !
    
    — Tu veux aller manger un bout quelque part ? me demanda-t-il en revenant de la salle de bain.
    — Nan, je vais traîner un peu ici, j’ai envie de prendre mes marques.
    — Mais le lit n’est même pas monté.
    — T’inquiète, je vais m’arranger.
    
    Il m’avait laissée alors toute seule dans ce grand volume d’air tout vide, seulement rempli d’un autre volume de cartons dans chaque pièce.
    
    Je ne pouvais pas lui dire que je dormirai chez un de mes plans cul ce soir-là.
    
    Et après un dîner plutôt succinct chez ledit plan (je ne l’avais pas choisi pour ses qualités de cuisinier), je m’étais fait furieusement sauter sur son canapé avant de m’endormir dos à lui dans sa chambre d’éternel célibataire. Jouissif, efficace, et pour le coup, diablement pratique.
    
    Je mis deux jours à installer le minimum vital pour pouvoir vivre dans l’appartement. Ça ne me coûta rien en nuits d’hôtel, juste deux pipes bien appuyées sur la tête (son grand plaisir) et deux autres parties de jambes en l’air dont je tirai autant de bénéfice que lui.
    
    En m’endormant pour la première fois dans mon grand lit, je pris enfin conscience que ma vie commençait enfin à ressembler à ce que ...
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