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Chroniques Du Cheptel - Ch. 09
Datte: 04/10/2023, Catégories: Sci-Fi & Fantaisie, Auteur: byhorpheu, Source: Literotica
... Tilian était prévu dans trois mois, soupira-t-elle. Non mais quel connard ! Elle était un petit peu ivre, ce tord boyau qu'on lui avait donné avait vraiment un goût de merde. En plus, elle n'avait pas l'habitude de boire ce genre d'alcool. Elle n'avait accepté le bocal que lui tendait ce type, que pour se calmer les nerfs après la trahison de son fiancé. Elle avait hâte de rentrer chez elle pour retrouver le confort douillet de son lit. Dommage pour Tilian, elle se sentait d'humeur à faire l'amour cette nuit. Alertée par un bruit suspect, Maud jeta un coup d'œil derrière elle et blêmie. Toute à ses sombres pensées, elle n'avait pas remarqué les deux hommes qui la suivaient de près, ils marchaient silencieusement. Leurs visages à la mine patibulaire n'étaient éclairés que par la lumière de la lune et les torchères de la ville. Torchères qui renvoyaient des ombres fantomatiques inquiétantes dans les rues, donnant à ses hommes un air encore plus terrifiants. Elle faillit défaillir quand elle remarqua que l'un d'entre eux avait une dague à la main. Des coupe-jarrets et ils en avaient après elle ! — « Regarde ce que nous avons trouvé Jack, si c'est pas mignon ça ! » Ricana le bandit à la dague en saisissant le col du manteau de la fille. Effrayée, Maud cria, elle regarda autour d'elle, cherchant de l'aide ou un endroit pour fuir ; personne, les rues étaient désespérément désertes... — « Si tu cries encore, mon ami ici présent te coupe la langue ! C'est bien compris ...
... ma belle? » Demanda le prénommé Jack alors que son compère appuyait vicieusement la pointe de sa dague sous le menton de la jeune fille, la forçant à garder la tête haute. — « Non, non d'accord, je ne vais pas crier, prenez ma bourse, ne me faites pas de mal... » Répondit Maud en panique. L'homme qui la tenait arborait un méchant rictus sur son visage, ces deux-là ne plaisantaient pas ! Elle n'était qu'à deux cents mètres de la forge de son père. Elle était rapide mais les deux bandits, la repoussait vers une ruelle, sans doute pour la dépouiller avant de la tuer. Elle évaluait ses chances de s'enfuir, elles étaient minces. Son dos heurta le mur d'une maison, la dague menaçante, se déplaçait maintenant sur son visage, passant sur sa bouche, remontant vers son nez. Elle sentait l'haleine chargée de vinasse du bandit collé contre elle, remarqua la pilosité douteuse de son visage. Paralysée par la peur, elle se reprocha de faire attention à de tels détails au lieu de chercher à s'enfuir, mais ses jambes refusaient de bouger. Maud se mit à pleurer réalisant qu'elle allait sans doute mourir cette nuit. Elle sentit les mains des coupe-jarrets sur elle, la fouiller. En en tour de main, elle fut délesté de sa bourse et de son joli bracelet en argent. Mais les deux hommes n'en avaient pas terminé avec elle. L'homme à l'haleine fétide s'amusait à faire lentement sauter les boutons de son manteau avec sa dague. L'un après l'autre les gros boutons de bois tombaient sur le ...