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La trahison de maman
Datte: 14/09/2023, Catégories: Dans la zone rouge, Auteur: Tamalou, Source: Hds
Je n’aurais jamais pu soupçonner que ma mère était volage, si je ne l’avais pas découvert par hasard. Bien qu'elle ait atteint la quarantaine, elle était encore une créature splendide, grande, à la tournure majestueuse, avec une chevelure flamboyante, et des yeux émeraude. Voluptueuse et désirable, au point que beaucoup d’hommes, des jeunes et des moins jeunes, se retournaient sur son passage pour admirer ses courbes féminines. Certains essayaient de la draguer, rivalisant d’imagination pour la séduire, mais ma mère restait inflexible, d’une indifférence impassible. Un seul homme avait réussi à la charmer, à lui passer la bague au doigt, et elle se consacrait entièrement à cet homme et à son enfant, moi. Elle était mariée depuis près de dix-neuf ans maintenant avec cet homme qui l’adorait et la chérissait comme la prunelle de ses yeux. Ma mère et Thomas, mon père, étaient toujours amoureux comme au premier jour. Ils ne se disputaient jamais. Ils ne se parlaient qu’avec beaucoup de respect et de tendresse. Ils ne se regardaient jamais avec autre chose que de l’affection. Et, aussi embarrassant que ce soit de le dire, si mon ouïe fonctionnait bien, ils avaient toujours des relations sexuelles fréquentes et de bonne qualité. Ma mère était le portrait-type de la femme au foyer, bonne mère et bonne épouse. Depuis son mariage, elle ne s’occupait que de son enfant, de son mari et de sa maison. Elle travaillait dur tous les jours pour notre bien-être, et pour garder sa ...
... maison impeccable. Elle était totalement dévouée à son foyer. J'ai toujours voulu lui ressembler, et j’espérais trouver un homme qui m'aimerait comme papa l'aimait. Jusqu'à aujourd’hui, c'était un bonheur sans nuage. Mon entraînement de basket s'était terminée tôt et je me précipitais à la maison, impatiente de raconter à ma mère que Nicolas, le garçon pour qui j'avais le béguin depuis toujours, m'avait finalement invité à sortir. J'étais tellement euphorique que je ne pouvais pas attendre pour partager cette super nouvelle. Ce que j'ai découvert en rentrant à la maison m’a foudroyée. Le souffle coupé, j’ai assisté, impuissante à une scène qui a fait s’écrouler le monde heureux dans lequel je vivais. Un spectacle sordide, obscène, d’une dégradation humiliante, je n’étais pas prête pour cela. Cet instant a ruiné à jamais l’estime que j’avais pour ma mère. J’ai discerné, en une seconde, la noirceur d’un monde maléfique. Ma mère était avec un homme que je n'avais jamais vu auparavant. Il la coinçait entre son torse massif et l'îlot de la cuisine. Penchée en avant sur le meuble, la poitrine débraillée, le visage défait, elle semblait en transe comme si ce gars l’entreprenait depuis des heures. J'aurais aimé pouvoir dire que j'étais témoin d'un viol. Visuellement, tout correspondait. Ce gars, bâti comme un deuxième ligne de rugby, avait la peau tannée d’un montagnard ou d’un type qui passe ses journées au soleil. Il était habillé de vêtements bon marché et pas très propres. ...