1. Esprit gaulois, es-tu là?


    Datte: 27/04/2019, Catégories: ffh, copains, uro, Humour Auteur: Samuel, Source: Revebebe

    Voilà qu’elle me dit :
    
    — Aimons-nous comme des Gaulois !
    
    Tout de suite, je pense évidemment aux gauloiseries. Aux gauloiseries, tous les Gauloises rient. Me vient aussi à l’esprit la gaule… Mais concrètement comment pratiquer ? Faire l’amour en écoutant les Grosses Têtes ? Non, quand même, il y a des limites à la perversion. Je fais une rapide recherche et je découvre qu’il y a très peu de documents sur la sexualité des Gaulois. Ils n’ont quasiment rien laissé comme témoignage. Tout ce que l’on sait c’est qu’ils n’avaient pas peur de combattre nus et qu’ils vouaient un culte au dieu Priape. Avec ça…
    
    C’est alors qu’Alain, un copain de fac, entre. Je lui dis tout de go (lois) :
    
    — Viens dans la salle à manger, on va pousser les meubles et on va combattre nus.
    — Pourquoi faire ?
    — Pour faire plaisir à Valérie.
    — Ah bon.
    
    Nous nous déshabillons avec célérité et nous voici face à face. Il me prend par les épaules et me fait rouler sur la moquette. Peu habitué à cette pratique de la bagarre, comme à celle de la nudité, j’ose à peine le prendre par le bassin pour le renverser comme j’avais vu des lutteurs faire à la télé. Mais je me dis que la lutte gréco-romaine serait une hérésie pour des Gaulois. Dans le même temps, mon pénis se heurtait parfois au sien et dansait tout près de ses fesses quand nous étions au sol. Au hasard des prises, il y eut quelques timides érections incontrôlables, puis nous reprenions nos esprits et notre dignité de statue antique. Le ...
    ... combat était équilibré. L’un et l’autre prenaient tour à tour l’avantage. Et avec l’envie impérieuse de gagner, vint la perte complète de la pudeur. Ainsi, je lui griffai les fesses alors qu’il empoignait mes testicules. Le manque de compétition nous réduisit vite à nous contenter d’un match nul et nous gisions tous les deux sur le dos quand on entendit Valérie prendre la voix de Jacques Chancel :
    
    — Et Priape dans tout cela ?
    — Alain, tu ne veux pas faire Priape ?
    — Oui, mais il faut m’aider un peu.
    
    Il monta sur un tabouret et prit un air céleste. La tête haute, voire hautaine, le buste élancé, l’attitude hiératique, mais entre ses jambes le reste ne suivait pas le mouvement vers le haut. Valérie s’en occupa fort bien. Avec les doigts d’abord pour qu’il se redresse à l’horizontale, puis avec les lèvres pour qu’il occupe une position altière à la verticale. Priape était né. Je pouvais tomber à genoux devant ce dieu ithyphallique, protecteur des jardins et des troupeaux. Valérie me rejoignit pour honorer elle aussi la divinité de la fertilité. Mais elle fut bientôt déconfite.
    
    — Dis donc Priape, queue en l’air, s’il te plaît !
    — Je fais ce que je peux, je ne suis pas atteint de priapisme. Il faut m’aider, je vous l’ai dit.
    — Tu veux encore que je t’astique, mon antique ?
    — S’il te plaît. Moi, ça me plaît.
    — Mais moi, à ce compte-là, je ne peux jamais me recueillir. Vas-y, toi, Clément.
    — Moi ?
    — Mais oui, on ne va pas demander cela à la voisine. Il ne s’agit pas ici ...
«123»